【International】Takaichi tire son épingle du jeu à Washington : le « charme » comme atout diplomatique

La première rencontre au sommet entre la Première ministre japonaise Sanae Takaichi et le président américain Donald Trump a captivé la presse d’outre-Atlantique. Si la dirigeante nippone semble avoir évité les écueils pour son baptême du feu à la Maison-Blanche, certains observateurs pointent du doigt un manque de substance sur les dossiers stratégiques.
Le New York Times, dans son édition du 20 mars, dresse un bilan plutôt positif de cette visite inaugurale, affirmant que Mme Takaichi s'en est sortie « sans dommages majeurs ». Le quotidien souligne notamment que le « charme accessible » de la Première ministre a joué un rôle déterminant dans la fluidité des échanges avec le locataire de l'exécutif américain.
Cependant, le ton est plus nuancé du côté de Politico. Le site d'information a qualifié d’« engagement ambigu » les déclarations de la Première ministre concernant l'implication du Japon dans le détroit d'Ormuz. Il lui est notamment reproché de ne pas avoir formulé de feuille de route concrète pour la stabilisation de cette zone névralgique.
Sur le plan géopolitique, l'influence de l'actualité immédiate a pesé sur les ambitions japonaises. Daniel Russel, ancien secrétaire d'État adjoint, a noté dans un communiqué que la crise iranienne a largement éclipsé les velléités de Tokyo. Mme Takaichi espérait en effet exprimer les inquiétudes japonaises face à la montée en puissance de la Chine, avant le futur tête-à-tête entre Donald Trump et Xi Jinping. Une opportunité jugée « quasiment perdue » par l'expert américain.
