【Politique】Le gouvernement japonais adopte un budget provisoire de 8 564 milliards de yens pour parer au retard du budget 2026

Le gouvernement a adopté en Conseil des ministres, le 27 mars, un projet de budget provisoire d'un montant de 8 564,1 milliards de yens. Cette mesure exceptionnelle vise à garantir le financement des services publics essentiels, dont la gratuité des lycées et le versement des retraites, pour les onze premiers jours de l'exercice fiscal 2026, face à l'incertitude pesant sur l'adoption du budget initial.
Ce budget de transition couvrira la période allant du 1er au 11 avril. Il a pour objectif principal d'éviter toute rupture dans le quotidien des citoyens alors que le budget initial de l'État pour l'exercice 2026 ne sera probablement pas voté avant la fin du mois de mars.
Selon les prévisions, le texte devrait être adopté dès le 30 mars après examen par les commissions budgétaires des deux chambres. Le soutien de l'Union de la réforme centriste ainsi que des principaux partis d'opposition (le Parti démocrate constitutionnel et le Parti démocrate du peuple) rend son approbation quasi certaine. Cet arbitrage marque un revers pour la Première ministre Sanae Takaichi, qui tablait initialement sur une adoption définitive du budget annuel avant la clôture de l'année fiscale en cours.
L'enveloppe globale se décline comme suit :
- Collectivités locales : 5 102,8 milliards de yens au titre de la dotation globale de fonctionnement.
- Protection sociale : 2 756,5 milliards de yens pour les retraites et la santé.
- Éducation : 47,7 milliards de yens dédiés à l'extension de la gratuité des frais de scolarité au lycée et 14,9 milliards pour la gratuité des repas dans les écoles primaires.
- Fonction publique : Les frais de personnel et de fonctionnement courant sont également provisionnés.
Ce retard inédit s'explique par la dissolution de la Chambre des représentants et la tenue d'élections législatives, qui ont décalé d'un mois le calendrier budgétaire habituel. Bien que le budget initial ait été adopté par la Chambre basse le 13 mars, il ne sera effectif qu'après le vote de la Chambre haute ou, à défaut, le 11 avril par application de la primauté constitutionnelle de la Chambre des représentants. Le budget provisoire deviendra caduc dès l'entrée en vigueur de la loi de finances initiale.

