【Société】Manifestation contre l'augmentation des frais de séjour : « Une mesure discriminatoire qui menace nos vies »

Une manifestation a eu lieu le 17 devant la Diète nationale pour protester contre le projet de loi sur le contrôle de l'immigration et la reconnaissance des réfugiés, qui prévoit une hausse considérable des frais de procédure pour les étrangers. Suite au début des délibérations au sein de la Commission des affaires juridiques de la Chambre des représentants, des soutiens et des ressortissants étrangers se sont rassemblés pour exprimer leur opposition face à cette augmentation brutale des coûts.
De vives inquiétudes face à la charge financière
Le projet de loi prévoit une augmentation substantielle du plafond des frais de dossier pour les examens de séjour :
- Changement ou renouvellement de statut de résidence : Jusqu'à 100 000 yens (contre 10 000 yens actuellement).
- Permis de résidence permanente : Jusqu'à 300 000 yens (contre 10 000 yens actuellement).
Alors qu'une augmentation avait déjà eu lieu en avril dernier, cette nouvelle hausse, survenue dans un délai très court, est largement critiquée par les personnes concernées et les associations, qui y voient une menace directe pour leur stabilité financière et leur vie quotidienne.
Critique de l'absence de dialogue avec l'Agence des services d'immigration
La manifestation était organisée par la « Campagne nationale : NON à la haine ! », un collectif regroupant 11 organisations œuvrant pour une société inclusive. Les participants ont brandi des pancartes exprimant leur refus de cette « mauvaise réforme » et de la hausse des prix.
Le manque de concertation et d'écoute des étrangers concernés lors de l'élaboration du projet de loi a également été vivement dénoncé. Ippei Torii, co-représentant du Réseau national des réseaux de soutien aux migrants (Iju-ren), a souligné que « cette augmentation est disproportionnée et risque d'avoir des conséquences graves sur la vie des étrangers et de leurs familles ».
Quelles suites ?
Sous couvert de « gestion équitable de l'immigration », cette réforme est perçue par beaucoup comme une mesure d'exclusion, qualifiée par certains de « haineuse ». Alors que les débats se poursuivent au Parlement, la manière dont les voix des personnes concernées seront prises en compte reste une question centrale.
